Vigilance Météo

Vigilance Météo

[VIGILANCE MÉTÉO À VENIR - MAJ DU 20-10-2026 11h 40]


Les services de Météo-France placent le Gard en vigilance JAUNE "pluie-inondation et orages" et ORANGE "CRUE" DU VIDOURLE" depuis ce mardi 20 octobre à 06h 00.
Nos services restent mobilisés pour surveiller l'évolution de la situation et vous informer si nécessaire.

 

La mairie vous informe de la fermeture de la passerelle du Vidourle et la basse Esplanade depuis 16h 30 ce lundi 19 octobre.

De plus, à la suite des informations de Météo-France et de la préfecture du Gard, la mairie vous recommande vivement de retirer avant 20h les véhicules situés :

✅ Quai Griolet

✅ Quai neuf

✅ Rue de la Grave

✅ Rue Léon Penchinat

✅ Place du Marché (Docteurs Dax)

✅ Basse Esplanade

✅ Place de la Libération.

 

CRUE DU VIDOURLE - MARDI 20 OCTOBRE

👉 Le point à 10h 00.

Décrue confirmée à Sommières et à Vic le Fesc.

✅ Route d'Aubais, (quai Griolet à hauteur de la Grave) rouverte à la circulation.

 

📌 Retrouvez ci-dessous le bulletin de météo-France :

Bulletin de suivi départemental de la Vigilance : Gard (30)

Publié le mardi 20 octobre 2026 à 11:40 (heure de Paris)

Situation météorologique

Faits nouveaux : ! Passage en vigilance rouge pluie-inondation sur le département de la Haute-Corse !
Fin de la vigilance orange pluie-inondation et orages sur le Var. Maintient en vigilance jaune tout de même avec maintient de précipitations parfois encore modérées, tombant sur des sols saturés, on relève proche de 100 mm au cours de cet épisode.
Situation générale : Un épisode méditerranéen s'est mis en place sur le Languedoc et l'ouest PACA en fin de journée de lundi 19/10.
Mardi 20/10, la perturbation se décale vers l'Est, concernant essentiellement la PACA et notamment le sud de la région, ainsi que l'est de la Corse.

 

Publication de l'alerte : 18/10/2026 16:49:51

Infos utiles

Le Pont Romain

Un ouvrage unique habité, inscrit à l'inventaire des Monuments historiques en 2018

Le pont romain, aussi dénommé, à tort, "Pont Tibère" est l'imposant vestige et témoin du passé antique de la ville et de la région. Avec ses 189 mètres de long et ses 21 arches dont seules 7 restent encore visibles, le pont date vraisemblablement du début du Ier siècle après JC. Ce pont permettait le passage d'une voie romaine secondaire reliant Nîmes à Vieille-Toulouse. 

La particularité de cet ouvrage est qu'il fut au Moyen-Âge absorbé par la ville qui s'est développée en contrebas du château dans le lit du fleuve et empiétant ainsi sur le pont. L'ouvrage a subit vraisemblablement des restaurations dès le XVè siècle.

Pourquoi un pont à Sommières ? Sommières se trouve dès l'antiquité au carrefour de voies de communications importantes : l'axe nord-sud qu'est le Vidourle et l'axe est-ouest que constitue la voie romaine reliant Nîmes à Vieille Toulouse. Cette position privilégiée, tout comme la proximité de Nîmes (Némausus), ont permis le développement de la ville dès cette époque avec une cité importante sur Villevieille mais surtout au Moyen-Âge sous la protection du château.

Le pont dont la construction est traditionnellement attribuée à l'Empereur Tibère (19 à 31 ap. J.-C.) serait, selon une étude récente du CNRS, antérieur et daterait de l'époque Augustéenne (charnière entre le Ier siècle av. J.-C. et le Ier siècle ap. J.-C.)

Une ville sur un pont! En effet, à partir des XIIè et XIIIè siècles la ville se développe de par sa position mais aussi grâce aux privilèges qui lui sont accordés par le roi. Elle devient un bourg commercial important et va alors s'étendre dans le lit du fleuve. Pour cela, six arches du pont sont bouchées et des maisons viennent s'y accoler. Les voûtes originelles sont aujourd'hui cachées dans les caves des immeubles construits de part et d’autre du pont. Mais si vous descendez place du Marché, empruntez la rue de la Grave et levez la tête, vous découvrirez les grandes pierres romaines datant de la construction du pont.

De part et d'autre du pont se trouvaient deux tours : la tour crénelée du Beffroi et, lui faisant face de l'autre côté du pont la tour de la Glaizette détruite en 1715.

Les restaurations : La partie visible de cet ouvrage n'a plus rien à voir avec le pont d'origine car il a subi de nombreuses restauration dès à partir du XVè siècle comme l'attestent plusieurs lettres patentes. Des travaux furent réalisés également aux XVIIè et surtout XVIIIè siècles. Ils ont transformé l'aspect du pont antique.

Ces dernières années, le pont à fait l'objets de diverses études notamment de l'entreprise ADM3D qui a numérisé une partie du pont et fait des relevés en 3D. En 2008, le CNRS a fait une étude approfondi du pont pour le colloque national "Les ponts routiers en Gaule romaine".

Le projet de mise en valeur du pont antique, conduit par la ville et étayé par l'étude du Secteur Sauvegardé de Sommières, entreprise par la DRAC Occitanie (Direction Régionale des Affaires Culturelles), permet de découvrir l'image du pont dans sa totalité. 

Les nombreuses analyses architecturales, études archéologiques et urbaines, recherches historiques et relevés 3D, ont révélé un regard nouveau sur l'emprise du pont, le nombre d'arches et developpement de l'habitat de part et d'autre de l'édifice. Et aussi un film sur le pont de Sommières avec le concours de la DRAC Languedoc Roussillon, produit par la Société Passé Simple et réalisé par Marc AZEMA.

Aujourd'hui Sommières est la seule ville à secteur sauvegardé du département du Gard à posséder un ouvrage d'art unique en Europe: le pont romain étant l'un des rares édifices de cette époque encore conservé entier, utilisé de nos jours et habité depuis le Moyen Age. Il compte parmi les seuls ponts habités d'Europe aux côtés du célèbre Ponte Vecchio en Italie...

Lors de la Journée Patrimoine de Pays du 19 juin 2011, le film A la recherche des arches perdues de Marc AZEMA (disponible ici) et le livre thématique Le pont de Sommières, redécouverte d'un pont antique habité de Sophie ASPORD MERCIER et Laurent BOISSIER (éditions ERRANCE ACTES SUD) ont été présentés au public en présence des auteurs.